Berthe Kleist, la maman, avec ses jumeaux André & Jean Lederer — 1915.
Avant-propos
Une généalogie et un album de famille
Ce site reprend le travail de mémoire rassemblé par Dominique Lederer (2011), à l'occasion des 100 ans des jumeaux André et Jean Lederer, nés le 9 janvier 1910.
« Merci à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce document qui se veut à la fois être une généalogie, mais aussi un album de famille. Les 100 ans d'André et Jean auront été une occasion d'accélérer les recherches. J'ai été frappé par le nombre d'événements exceptionnels vécus par un grand nombre de personnages de la famille. »
L'aventure a permis de retrouver des cousins à Newcastle, des informations sur la vie d'Ignaz Lederer grâce au professeur Milan Hlavačka, les frères et sœurs d'Ignaz dans les archives de Prague et de Pilsen, la famille Bondy de la région de New York, ainsi que des traces de la famille à Madrid, au Canada et en Israël.
Les noms et prénoms ont parfois plusieurs orthographes : Ignaz s'écrit Ignatz en allemand, ou Hynek en tchèque ; Fanny se faisait appeler Franziska ; Charlotte correspond à Karolina. Enfin, l'épouse d'un Lederer se dit en tchèque « Ledererová ».
Les origines
I.Rokycany, en Bohême
L'hôtel de ville de Rokycany, sur la place principale.
Rokycany est le nom officiel actuel ; de nombreux documents mentionnent aussi Rocycany ou Rockycany, et l'orthographe allemande Rokitzan. La ville est citée pour la première fois dans un document écrit en 1110, et des fortifications y sont mentionnées dès 1295.
Rokycany obtient le statut de ville royale libre en 1584. Sa prospérité connaît une fin brutale avec la guerre de Trente Ans (1618-1648), lorsque l'armée suédoise incendie la ville : à la fin du conflit, la population n'est plus que de 774 habitants. La ville est de nouveau partiellement détruite par le feu en 1757, puis entièrement en 1784. Au XIXe siècle, l'artisanat et l'industrie deviennent le cœur de son économie ; en 1862, Rokycany est reliée par chemin de fer à Prague et Pilsen. Le 7 mai 1945, la ville est libérée par l'armée américaine.
La population passe de 2 226 habitants en 1811 à plus de 16 000 à la fin des années 1980.
La lignée fondatrice
II.De Jakob à Ignaz
La lignée remonte à la fin du XVIe siècle, avec Jakob Lederer, décrit comme le premier juif établi à Rokycany.
≈1590-1680 — Jakob Ledererépouse Zeicha. Arrivé à Rokycany, « premier juif de Rokycany », il y meurt en 1680.
1652-1716 — Benjamin Jakob Ledererépouse Alenka (née en 1664).
né en 1692 — Salomon Ledererépouse Anczka en 1717 (à Buschewitz).
1735-1807 — Salomon Ledererépouse en 1764 Sarah Husser (1747-1816), de Vodrovitz.
1778-1859 — Joseph Ledererépouse en 1818 Rosina Pereles (1794-1871), de Leipa.
1820-1896 — Ignaz Ledererépouse en 1846 Marie Mauthner. C'est la figure centrale de cette histoire.
Joseph et Rosina eurent une nombreuse descendance. Si Ignaz resta en Bohême et y bâtit une industrie, plusieurs de ses frères et sœurs — Simon, Moritz, Karl (Charles), Teresia, Amalia, Fanny, Karolina, Henrietta — émigrèrent aux États-Unis (voir la branche américaine).
La figure centrale
III.Ignaz Lederer & la Jungbunzlauer
Ignaz Lederer (1820-1896), vers 1890.
Ignaz, fils de Joseph Lederer et de Rosina Pereles, naît à Rokycany le 1er février 1820. Il fait ses études d'ingénieur chimiste avec son ami Liebig — ce dernier se spécialisera dans les bouillons, tandis qu'Ignaz se consacre à l'alcool extrait industriellement de la fécule de pomme de terre.
Le 2 décembre 1846, il épouse Marie Mauthner, fille des commerçants Jacob et Klara Mauthner. Étant juifs, leur mariage nécessitait l'autorisation des autorités ; il fut célébré dans la synagogue de Böhmisch-Leipa. Le couple donna naissance à six enfants : Hermine (1848), Emil (1851), Julius (1852), Richard (1854), Louise (1856) et Auguste (1857).
À partir de 1859, Ignaz crée son entreprise et obtient progressivement les autorisations de commerce puis de distillerie. En 1867, il installe sa distillerie à Jung Bunzlau (Mladá Boleslav). L'alcool de fécule de pomme de terre était connu, mais trop impur pour être consommable : c'est Ignaz qui perfectionne le procédé pour obtenir une qualité supérieure, attirant les producteurs de liqueurs et de brandy. Le succès est tel que son principal souci devient de construire des machines assez grandes et fiables — il demande alors à son fils Richard, ingénieur chimiste, de les concevoir.
Vers 1860 : Marie Mauthner entourée de ses enfants Emile, Richard, Jules, Auguste et Louise.
En 1895, il fonde la société « Jungbunzlauer », usine chimique et d'alcool dont le siège est à Prague. La distillerie produit alors 48 000 hectolitres d'alcool par an ; vers 1900, l'entreprise s'est diversifiée (potasse, chlorure et sulfate de potassium) et emploie quelque 200 travailleurs.
Ignaz meurt à Vienne le 4 décembre 1896, à l'âge de 76 ans, deux jours après ses noces d'or. Il est enterré au cimetière central de Vienne, dans le quartier israélite.
Aujourd'hui, la Jungbunzlauer est devenue l'un des plus gros producteurs mondiaux d'acide citrique, de gluconates et de sels spéciaux pour les industries pharmaceutique, alimentaire et cosmétique. Elle est présente dans plus de 130 pays.
La deuxième génération
IV.Les six enfants d'Ignaz & Marie
Six enfants, six destins, entre Vienne, la Bohême, la Belgique et Israël — industriels, juristes, ingénieurs et mécènes.
Hermine
1848 – 1925
Aînée de la fratrie, elle épouse Leopold Löwy, de la maison Mendl & Löwy à Presbourg. Leur fils Alfred épousa Frida Wolf ; leur unique petit-fils, Rudolf, mourut à 25 ans. Une branche longtemps oubliée de la famille, retrouvée grâce à des cousins en Israël et au Canada.
Emil
1851 – 1925
Patron, avec son frère Auguste, de l'usine familiale de Pernhofen en Autriche. Amateur d'art, il aimait organiser des soirées artistiques. Il épousa Helene Fürth ; leurs fils Franz et Ernst moururent des suites de la Grande Guerre. Sa fille Marie (1895-1980), violoncelliste, joua en privé avec Pablo Casals.
Julius
1852 – 1938
Avocat puis juge à Vienne, homme paisible et attachant. Il épousa Louise Fürth, sœur d'Helene. Ses fils Willy et Hans reprirent les affaires familiales. Incarcéré par les nazis, il mourut peu après sa libération.
Richard
1854 – 1899
Brillant ingénieur chimiste, il conçut les machines de la distillerie et développa l'industrie lourde d'Europe centrale (Mladá Boleslav, Wiener Neustadt, Győr). Père de Charles et Marguerite, il est à l'origine de la branche belge.
Louise
1856 – 1952
Elle épousa Justus Ullmann, dont la fabrique de jouets de Nuremberg — la marque « Ullmann » — fut très connue pour ses trains électriques. Ils eurent quatre filles, dont la descendance se retrouve notamment à Madrid.
Auguste
1857 – 1936
Il dirigea l'ensemble des affaires Lederer et fut le grand mécène de Gustav Klimt. Sa collection était la cinquième d'Autriche. Il épousa la Hongroise Serena Pulitzer. Voir ci-dessous »
Mécénat & art
V.Auguste Lederer & Gustav Klimt
Auguste Lederer fut bien plus qu'un industriel. À la tête de la fortune familiale, il habitait Vienne (Bartensteingasse, 8) et possédait la cinquième collection d'art d'Autriche. C'est lui qui lança le peintre Gustav Klimt, dont il détenait près du quart des œuvres.
Il épousa à Budapest, en 1892, Serena Pulitzer (1867-1943), que Klimt peignit en 1899 — un catalogue mentionne qu'Auguste « déboursa la somme colossale de 35 000 couronnes » pour ce portrait, aujourd'hui au Metropolitan Museum de New York.
Leur fille Elisabeth (1894-1944) fut elle aussi peinte par Klimt et par Egon Schiele, le meilleur élève de Klimt et ami du fils, Erich Lederer (1896-1985), que Schiele portraitura à l'âge de quinze ans.
Le destin de la collection fut tragique : en 1938, les Lederer obtinrent la permission d'expatrier leurs portraits de famille, mais le reste, au titre des « biens juifs », fut confisqué. En 1944, quinze toiles de Klimt saisies aux Lederer furent mises à l'abri au château d'Immendorf — que les troupes allemandes, en retraite, incendièrent en mai 1945, détruisant les œuvres.
Menacée de déportation en raison de ses ascendances juives, Elisabeth aurait été sauvée par sa mère Serena, qui prétendit qu'elle était la fille de Klimt et non d'Auguste.
Serena Lederer-Pulitzer, par Gustav Klimt (1899).Elisabeth & Erich Lederer, par Egon Schiele.
La branche belge
VI.De Richard aux jumeaux d'Anderlecht
À Spa, où il venait parfaire son français aux thermes, Richard Lederer rencontra Félicie Marcette (1855-1894), fille du peintre Henry Marcette, fondateur de l'école de peinture de Spa. Ils se marièrent et eurent deux enfants, Charles et Marguerite. Félicie mourut prématurément en 1894, et Richard en 1899 : à sa mort, son frère Auguste devint le tuteur des deux orphelins et les envoya en Belgique.
Charles Lederer (1881-1951), en 1909.
Charles Lederer & Berthe Kleist
Charles Lederer (1881-1951), né à Prague et élevé à Mladá Boleslav, devint docteur en chimie de l'université de Francfort. Orphelin de mère à 8 ans et de père à 18, il préféra retrouver la famille de sa mère en Belgique. C'est probablement lors d'un séjour à Spa qu'il rencontra Berthe Kleist (1884-1943), Bruxelloise polyglotte, qu'il épousa le 23 mars 1909. Ils s'installèrent à Molenbeek-Saint-Jean et eurent des jumeaux : Jean et André.
Les jumeaux Jean & André Lederer.
André & Jean, les jumeaux (1910-1997 & 1910-2003)
Nés le 9 janvier 1910, André et Jean furent successivement autrichiens, tchèques, puis belges à 15-16 ans. Leur père Charles, mobilisé par l'Autriche en 1915, dut quitter sa famille ; parce qu'il avait porté l'uniforme autrichien, les jumeaux furent traités de « sales boches » au collège — ils firent une partie de leurs études primaires à la maison.
André
1910 – 1997
Ingénieur civil mécanicien puis ingénieur naval, il dirigea l'exploitation ferroviaire au Congo (OTRACO), puis devint professeur de constructions navales à l'UCL pendant 23 ans. On lui doit le diagramme Kempf-Lederer et une Histoire de la navigation au Congo. Il épousa Elisabeth Chardome ; ils eurent six enfants.
Jean
1910 – 2003
Docteur en médecine, il fut professeur d'endocrinologie et de nutrition à l'UCL pendant une trentaine d'années, et l'un des fondateurs de l'enseignement de la diététique (Institut Paul Lambin). Il épousa Marie-Madeleine Solé ; ils eurent trois enfants.
La descendance détaillée des jumeaux figure dans la section Généalogie détaillée.
La branche américaine
VII.Les Lederer d'Amérique & les Bondy
Une devanture de commerce « Ch. Lederer » — l'une des photographies anciennes transmises par la famille Bondy.
« Trois frères d'Ignaz émigrèrent aux États-Unis dans leur jeunesse et, une fois installés, leurs trois sœurs les suivirent. » Plusieurs enfants de Joseph Lederer firent ainsi le voyage : Simon, Moritz, Karl (Charles, né en 1830, naturalisé américain en 1896), Teresia, Amalia, Fanny, Karolina et Henrietta.
Teresia Lederer (1832-1892) épousa William Weiss à New York en 1858, dans la synagogue Temple Emanu-El ; leur contrat de mariage (ketubah), véritable œuvre d'art, est aujourd'hui exposé au musée de la synagogue.
Deux sœurs, Amalia et Henrietta Lederer, épousèrent respectivement Salamon et Charles Bondy, deux frères. Ensemble, ils créèrent la compagnie de cigares « Bondy & Lederer », qui devint plus tard la General Cigar Company. De cette lignée est issu William Bondy (1870-1964), juge fédéral du district sud de New York de 1923 à 1956.
Souvenirs de la compagnie de cigares « Bondy & Lederer ».
Album de famille
VIII.Galerie
Portraits, photographies anciennes, archives et œuvres d'art. Cliquez sur une image pour l'agrandir.
Référence
IX.Généalogie détaillée
Par respect de la vie privée, les enfants nés en 2008 ou après sont indiqués par leur prénom uniquement, sans date ni lieu de naissance. Les coordonnées personnelles figurant dans le document original ont été retirées.
Ignaz Lederer & Marie Mauthner C.1
Ignaz Lederer(1820-1896)× Marie Mauthner(1828-1908), mariés en 1846
Hermine(1848-1925)× Leopold Löwy(1837-1914) — voir branche Löwy
Emil(1851-1925)× Helene Fürth(1857-1920) — voir branche Emil
Julius(1852-1938)× Louise Fürth(1869-1937) — voir branche Julius
Francis Lederer(né en 1948)× Anne Brys(née en 1954)
Catherine(née en 1978)× Philippe Vanschuytbroeck
Aline(née en 2004)
Régis(né en 2007)
Thomas(né en 1980)
Valérie(née en 1982)× Jeremy Chenier
Alexandre
Dominique Lederer & Brigitte Wallon C.1.2.3
Dominique Lederer(né en 1950)× Brigitte Wallon(née en 1953)
Dimitri(né en 1977)× Anne-Catherine Verhulst
Valentine(née en 2001)
Louis(né en 2003)
Eliott(né en 2004)
Diego(né en 2006)
Olivia(née en 2007)
Guillaume(né en 1979) & Anne-Sophie Marchal
Vinciane(née en 1984) & Laurent Veevaete
Robin
Philippe Lederer & Marie Louveaux C.1.2.4
Philippe Lederer(né en 1950)× Marie Louveaux(née en 1948)
Xavier(né en 1975) & Sabine Rezette
Simon
François(né en 1977)× Muriel Ronse
Nathan(né en 2004)
Marine(née en 2005)
Teo
Damien(né en 1978)× Caroline Finné Lenoir
Pol(né en 2007)
John
Jacques Lederer & Dominique Neurisse C.1.2.5
Jacques Lederer(né en 1952)× Dominique Neurisse(née en 1944)
Pierre(né en 1982)
Zac
Quentin(né en 1984)× Aude Bachelot
Dylan(né en 2007)
Françoise Lederer & Guy Verheyden C.1.2.6
Françoise Lederer(née en 1944)× Guy Verheyden(né en 1936)
Claire Verheyden(née en 1966)× François Wilmet
Marie Ombeline(née en 1997)
Matthieu(né en 1997)
Isabelle(née en 1997)
Christine Verheyden(née en 1969)× Jean-Noël Herinckx
Loick(né en 2000)
Titouan(né en 2002)
Alize(née en 2004)
Béatrice Lederer & Philippe van den Hove C.1.2.7
Béatrice Lederer(née en 1946)× Philippe van den Hove(né en 1945)
Benoit(né en 1975)× Fabienne Salée
Paul(né en 2004)
Bastien(né en 2006)
Régis
Anne(née en 1976)× Nicolas Couplet
Adelaïde(née en 2002)
Sixtine(née en 2004)
Maxence(né en 2006)
Michel(né en 1977)× Aurore Faivre d'Arcier
Basile
Eliott
Jean-Philippe(né en 1981)
Marguerite Lederer & Corneille Toröck C.1.3
Marguerite Lederer(1884-1977)× Corneille Toröck(1880-1940), consul de Hongrie à Bruxelles
Richard Toröck(1906-1963)
Pierre Toröck(1910-2001)× Nicole De PauwPassionné de cinéma, il participa à 40 festivals de Cannes et fut le distributeur belge du film « La Vache et le Prisonnier ».
Auguste Lederer & Serena Pulitzer C.1 g
Auguste Lederer(1857-1936)× Serena Pulitzer(1867-1943)
Elisabeth(1894-1944)× baron August Anton Bachofen-Echt
Erich(1896-1985)× Elisabeth von Jacobs
Fritz(né en 1889)
Louise Lederer & Justus Ullmann C.1 f
Louise Lederer(1856-1952)× Justus Ullmann(†1939), fabricant de jouets à Nuremberg
Quatre filles, qui épousèrent des Font, Neumann, Mercer et Kunreuter. Anne Lise Font, petite-fille de Louise, vécut à Madrid.
Teresia Lederer(1832-1892)× William Weiss(1819-1904), mariés à New York en 1858
Samuel, Matilda « Tilly », Caroline « Carry », Miriam « Minnie » (× Seligman J. Strauss), Malvina et Monroe Weiss.
Charles (Karl) Lederer(né en 1830)Émigré aux États-Unis en 1854, naturalisé en 1896 ; vécut à New York avec son frère Simon et ses sœurs Fanny et Charlotte.
Amalia Lederer(née en 1833)× Salamon Bondy— fondateurs de « Bondy & Lederer » (future General Cigar Company)
Flora (× Noerdlinger), Camille (× Rosenbaum) et William Bondy(1870-1964), juge fédéral à New York.
Fanny (Franziska) Lederer(née en 1835)
Karolina (Charlotte) Lederer(née en 1836)
Henrietta (Harriet) Lederer(née en 1839)× Charles Bondy(né en 1836), mariés en 1868
Emil, Louis, Richard C. Bondy Sr. (× Bessie Gross) et Sally « Rosie » (× Loewinger). La descendance Bondy s'est poursuivie aux États-Unis jusqu'à Philip L. Bondy (1910-1990), dirigeant de la General Cigar / Culbro Corporation.
Crédits
X.Sources & remerciements
Cette généalogie a été rassemblée par Dominique Lederer en 2011, à l'occasion des 100 ans des jumeaux André et Jean. Elle s'appuie notamment sur :
La première généalogie, de Jakob à Ignaz, établie par Julius Lederer et confirmée par Gerald Lederer (2009) ;
Des entretiens et informations familiales : André Lederer (1990), Gerry Lederer (2009), Françoise Lederer (2009) ;
La bibliographie du professeur Milan Hlavačka : « Ignatz Lederer — ein böhmisches Unternehmensmärchen » (Prague, 2002) ;
Les archives nationales de Prague et de Pilsen (registres de naissances, conscriptions, passeports d'émigration) ;
La presse autrichienne d'époque (Neue Freie Presse) et le New York Times ;
La correspondance et les contacts de cousins en Belgique, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Israël et en Espagne.
Les noms et dates proviennent du document original ; certaines informations restent à confirmer ou à compléter.